POLITIQUE DE PROTECTION DES MINEURS

L’approbation, en 1989, de la Convention Internationale sur les Droits de l’Enfance représente l’aboutissement d’un processus progressif de reconnaissance et de protection des droits des enfants. En même temps, la Convention a donné à l’intérêt supérieur du mineur le caractère de norme fondamentale.

Au cours de ces dernières années, la détection des abus et autres maltraitances sur des mineurs (de 0 à 18 ans selon la Convention) a notablement augmenté. La forte prise de conscience de la nécessité de protéger les enfants et la sensibilisation progressive de tous les secteurs de la société ont contribué sans aucun doute à une plus grande visibilité de ce grave problème.

La Province de l’Hermitage des frères Maristes s’est doté depuis 2012 d’une politique institutionnelle de protection des mineurs. Elle a comme objectif d’assurer une réponse efficace face aux soupçons ou aux cas avérés d’abus sexuel ou de maltraitance grave sur les enfants et de développer efficacement des stratégies en vue de prévenir les situations d’abus sexuel et de maltraitance.

La protection des enfants engage la responsabilité de tous les acteurs des œuvres éducatives de notre Tutelle. La politique provinciale de protection des mineurs veut offrir des orientations et des critères à toutes les personnes qui participent, directement ou indirectement, dans nos écoles, œuvres sociales, en rapport avec la mission mariste de la Province de l’Hermitage;

Dans le cadre de cette politique provinciale, outre les critères et orientations données, des procédures d’actions ont été mises en place par l’institution pour apporter des réponses concrètes et pour une prise en charge rapide et efficace d’éventuels cas ou signalements. Dans ce contexte, une équipe nationale d’attention à la protection des mineurs a été nommée et un mail de contact institutionnel créé : protectiondesmineurs@maristes.fr

Notre politique d’action est dirigée, de manière décidée et engagée, vers la promotion des droits des enfants et des jeunes, ainsi qu’à leur protection. Le noyau de notre projet consiste en une éducation basée sur l’amour, critère de base servant de référence à tous les agents qui participent à l’action éducative scolaire ou sociale de nos œuvres. Le fait que l’enfant soit dans la minorité de son âge, qu’il grandisse de manière évolutive vers sa maturité et qu’il ait besoin de l’accompagnement des adultes pour son éducation, n’implique jamais une diminution de ses droits et de ses libertés.

La vulnérabilité de l’enfant ne donne aucun droit aux adultes de former sa personnalité sans respecter intégralement son identité et sa valeur personnelle. Cette vision s’oppose à des pratiques séculaires d’ignorance de ses droits. Un changement de mentalité est indispensable, là où cela est nécessaire, pour s’accorder aux valeurs évangéliques et aux orientations de la Convention des Droits des Enfants.

Notre conviction s’oriente vers cette proposition, et, en même temps, elle explicite notre refus total de toute sorte d’abus ou de maltraitance des enfants et des jeunes, quelle que soit leur situation. S’il venait à se produire un disfonctionnement grave ou un manque de respect, on promouvra la transparence et non la dissimulation, la justice face à des critères particuliers ou de secteur.